29 juillet 2008
Centre hospitalier de Bélair bonjour ^^
Voilà j'ai commencé mon boulot de standardiste.
Et comme je préfère commencer par le début pour raconter les histoires qui font peur, je vais donc commencer par mon départ chez moi.
*éteint la lumière et plaque la lampe sous son visage*
J'ai fais tout ce qu'il fallait faire... mais j'ai pas sortis les poubelles. HAHA je préfère même pas imaginer l'odeur quand mes parents vont rentrer de vacances... bienvenue à la maisonnnnnnn mdr.
Sinon le premier soir jme suis regardé des mangas sur ma PS2... et j'ai bloqué ma chasse d'eau. Autant vous dire que le bruit était abominable. Il faisait aussi très chaud dans la chambre du château dans laquelle j'habite désormais pour un court mois... aussi ma nuit s'est résumée à 3/4h de sommeil. J'ai pris le boulot à 9h, j'ai fais une admission, on m'a filé un pc portable qui marchait pas... la paradis ici.
Quand je suis rentré dans ma chambre après avoir grimpé les deux étages (dans les escaliers il y a des têtes de chevreuil empaillées c'est ma-gni-fique!), j'en pouvais plus. J'avais mal partout (rester assit toute la journée c'est bon pour le dos), j'étais sale (heureusement qu'il y avait la clim quand même va) et jétais fatigué de pas avoir dormi.
La deuxième nuit, la chasse d'eau était réparée (hallelujah) mais il faisait toujours aussi chaud... même plus. J'avais pris un bain froid pour ne pas mourir et j'avais bu beaucoup d'eau le soir pour ne pas me déshydrater mais mes draps étaient trempés tellement je transpirais (miam).
Là je suis assit devant le pc qu'on m'a prêter et je fume et je me masse le dos et je pleure. Pas que le boulot soit vraiment difficile. Après tout ce n'est que répondre au téléphone toute les 5 secondes sur des gens pas toujours aimables, ça c'est pas grave. Mais ce boulot est éreintant. Je vous entends déjà dire "mais ça va t'es devant un pc et un téléphone toute la journée et assit qui plus est... comme chez toi quoi) et ouais c'est comme chez moi, sauf que chez moi je suis reposé sur mon siège. Là je suis toujours sur que qui vive à me demander ce que va vouloir le prochain interlocuteur au téléphone, quand va arriver la prochaine admission que je vais devoir enregistrer moi même.
Sans compter que jusque là on était deux. A partir de demain je vais travailler tout seul.
Je vais mettre ici mon plan comme ça vous saurez quand je pourrai me connecter avant ou après le boulot. Je mets pas les dates. Juste que j'ai commencer à bosser hier et je mets mes horraires à partir d'hier.
une petite légende s'impose également: J: 9h/16h. AP: 14h/21h. M: 7h/14h. CH: rien.
J / J / M / CH / M / M / M / AP / AP / CH / CH / M / M / M / AP / AP / CH / AP / CH / AP / AP / AP / AP /
Après j'ai que des congés de posés donc pas la peine de les mettre puisque j'arrête le 19.
J'avoue que j'appréhende un peu pour demain. J'ai reçu toutes les instructions et que je PRESQUE au top, mais bon, là si je sais pas quoi répondre à la personne qui va me demander ce qu'elle veut je pourrais demander à personne.
Je joint quelques photos de la chambre pour vous montrer dans quoi je dors:
Les deux dernières c'est petit bonus parce que je m'ennuyais sec dans ma chambre hier et que j'avais plus rien à regarder.
Sinon niveau cuisine c'est lourd (la chaleur bien entendu). Elle est au rez de chaussez tandis que je suis au deuxième étage. Les photos de la cuisine et des escaliers viendront plus tard. Peut être qu'en descendant ce soir pour me faire ma popote je penserais à prendre mon appareil, on verra bien ^^
Bon. à part que j'ai le moral au rez de chaussez j'ai pas grand chose d'autre à dire. Jeudi je vais surement aller un peu en ville puisque j'ai congé. Je sais pas encore si je vais choisir piscine, courses ou aller discuter avec la vendeuse de massai mara (piercing)... ou aller me poser avec un livre dans le parc de l'hopital. On verra bien de toute façon faut déjà que je me concentre sur le matin de demain lol
Une petite musique pour la route? :)
22 juillet 2008
Freedom is a dirty prostitute.
Quelque chose...
Un air de musique circulait entre les murs de la prison de la ville.
Lent.
Chaste.
Ses
notes répétées et reposées se balançaient sur l’immobilité de la
peinture écaillée d’un blanc crème, rebondissant dans les couloirs et
glissant sur le sol comme un serpent fatigué.
Seul un jeune
homme entendait cette mélodie, et seul lui la connaissait. Les murs de
cette prison reflétaient les méandres de son cerveau endolori par
l’immobilité et le silence environnant… cette musique qu’il composait
depuis l’adolescence armé d’un acharnement sans mercie. Un jour il
serait assit sur son banc de velours pourpre, devant ce grand corps
creux au bois noir verni, et ses doigts feraient jouir ce clavier
monotone et sensuel. Toute ses émotions danseraient sur cet écran
géométrique et symétrique avec lenteur et appui, comme une valse
exercée par deux anciens amants mélancoliques.
Un jeune corps
était assit sur le bord d’un lit décharné et spartiate. Ses mains
immobiles crispées sur ses genoux jouaient cette mélodie silencieuse et
inachevée, ses yeux fermés dégustaient avec passion ce clavier
imaginaire un peu poussiéreux. Ses pieds aussi jouaient dans ses
ballerines blanches, ces chaussons qu’on lui avait donné à son entrée
il y avait de cela six longues années. Tout son corps vivait cette
musique inaudible avec cette ardeur qui ne l’avait pas quitté, bien
cachée au fond de lui.
On lui avait volé son amour.
Sa musique.
Sa liberté.
Voilà
six ans qu’il se traînait dans cette petite cellule exiguë et dans ces
couloirs où seuls les pas des gardiens se faisaient entendre. De jour
comme de nuit, leurs lourdes chaussures faisaient résonner les échos de
leur dures semelles noires sur les barreaux et les portes des couloirs.
Et de jours comme de nuit, le jeune blond gardait son silence
impénétrable tout comme son regard que l’on qualifiait d’assassin. On
disait que ses yeux reflétaient son âme de tueur sans pitié ni raison.
Mais que savaient ils de l’âme du japonais ? Savaient il que ces
meurtres n’étaient rien d’autre que la pure vengeance d’un jeune
orphelin ? Bien sûr que non. Dans sa cellule, les avocats avaient
défilés.
Neutres.
Agacés.
Aucun n’avait put
soutirer ne serait ce qu’un seul mot du blond qui comme toujours,
jouait son rôle de vieil autiste sourd et muet pour avoir la paix. Il
savait que Meï payait ses avocats une fortune, il savait aussi qu’un
fils attendait chaque soir que son père vienne l’embrasser, un fils de
7 ans qui déjà, envoyait de longues lettres à son père emprisonné pour
lui dire que même s’il n’avait pas été sage dans son enfance, il n’en
restait pas moins son père dont il aimait le parfum et la barbe
naissante les dimanches matins, que même si ses mains étaient
souillées, elles restaient toujours les mains qu’il imaginait lui faire
faire l’avion au dessus de sa tête. Il racontait aussi que sa mère
pleurait, mais qu’en tant que seul homme de la maison il s’occupait
bien d’elle, qu’il lui amenait toujours d’excellentes notes, parce
qu’il voulait ressembler au corps blond qui stoïque pour ne se faire
voler aucune émotion entre ses barreaux, lisait ces grandes lettres
d’une main tremblante.
Oui Takumi avait été un élève modèle. Il
gagnait les concours littéraires et artistiques, ne séchait jamais les
cours s’il n’avait pas de bonne raison, était toujours nommé délégué
par la classe entière pour sa responsabilité et son sérieux. Il était
comme ça avant. Il était beau aussi. Ses cheveux courts et blonds
plaisaient à toutes les filles qui venaient en groupe pour lui demander
le numéro du portable qu’il n’avait pas. Les garçons rougissaient
lorsqu’ils lui demandaient un service… Et Takumi fidèle à lui même
s’exécutait avec sérieux et diplomatie.
C’était avant.
Maintenant,
ses cheveux étaient longs, son corps se plaisait à montrer son manque
d’assiduité aux repas… et ses yeux… ces mirettes étoilées qui faisaient
chavirer ses amants n’étaient plus que deux prunelles souillées et
vides de toute émotion. Ses mains avaient perdu de leur agilité, sa
souplesse seule était restée. Son corps avait gardé son élasticité à
toute épreuve. Peut être les coups des gardiens enragés de parler au
silence lui avaient été bénéfiques… qui sait si le mal n’était pas bien
au final.
L’individu que l’on nommait entre les murs et dans les
médias « l’Ange au silence » se leva dans un soupire, faisant craquer
ses genoux et sa colonne endoloris par l’immobilité la plus statuaire.
La porte venait de s’ouvrir sur trois gardiens armés. Comme le voulait
le rituel, il tendit ses poignées autour desquels on glissa deux beaux
bracelets argentés et on fit de même avec ses chevilles osseuses et
grinçantes avant de le mener jusqu’au couloir à petits pas cliquetants.
On disait qu’il était inoffensif et calme, mais on savait qu’au fond de
lui bouillonnait la rage. On le savait claustrophobe et enfermé dans
une cellule minuscule. On savait qu’il manquait de nicotine et de café.
De musique et de lecture…
Aussi
tout le monde derrière les grilles ne chantaient pas de chansons
vulgaires derrière leur barreaux. Personne ne jouait à l’animal sauvage
sur son passage, de peur que le blond à la patience légendaire ne
s’énerve… comme ce qui était déjà arrivé une fois au tout début de son
incarcération alors qu’il allait être victime d’abus sexuels par son
colocataire bien plus grand et robuste que l’enfant qu’il était à
l’époque.
Bien qu’il ait changé de pièce, les notes de piano le
suivaient entre ses deux oreilles, seule compagnie dans cette jungle
mortuaire.

15 juillet 2008
Mission OO7 accomplie.
Après avoir passé le bac avec succès (qu'on se le dise, l'avoir du premier coup avec 11.34 de moyenne et un 02 en histoire géo je suis quand même content de moi), on a fêté toussa avec les fifilles (qui ne sont venues qu'à moitié et qui nous ont abandonné en cours de route, je suis très fier de vous) et le garçon (non Sylvain, ma Chantal je ne t'oubliiiiiiie passsssss *chante*) en faisant un super camping au milieu d'un champ humide où on a dû se battre contre les araignées des hautes herbes et les moustiques aériens. Un vrai raid de pearl harbor avec des ailes cette soirée, heureusement que Cécile-mère nous a apporté du spray (oui on ne peut pas tout prévoir), que j'ai retrouvé hier dans mon sac... Winor tu le reprendras demain ^^
On a même réussi à allumer un feu alors qu'il commençait à pleuvoir *sent ses yeux briller de fierté*. Bon ça a mis du temps mais à force d'essayer de nouvelles techniques, le feu a opté pour le sandwich de bûches préparé par mes bons soins, les bras de Cécile et Chantal et le bonnes jambes des deux Aline qui sont allées chercher quelques feuilles de journal à la maison.
Voilà pour les photos de la soirée, remarquez le strip tease de Cécile (le mien n'est pas visible puisque c'est moué qui ai pris les photos haha, oui c'était prémédité :) ), la dernière c'est un petit plaisir parce que je suis quand même très fier de moi avec ce feu (qu'on a même dû éteindre pour aller se coucher alors qu'il avait plut à verses 10 minutes avant).
Sinon là j'ai une petite dédicace à faire avant le reste parce qu'on me serine avec ça (attention il va faire son petit caca tout dur si je parle pas de lui)

Voilà ça c'est fait.
Et sinon il faut que je vous dise la deuxième raison du pourquoi du comment j'ai mis ce titre à cet article (très français se dit il en se relisant), c'est que j'ai enfin finit (c'est un bien grand mot) de ranger ma chambre. J'ai passé une demie heure à quatre pattes sur le tapis pour avoir les poils de chien et j'ai foutu tout le reste à la poubelle. J'ai aussi retrouvé le troisième cd de FF9, jvais pouvoir recommencer à jouer houahahahaha. Donc à la demande aussi générale j'ai fais quelques photos pour que vous fassiez bien la différence:
Pour changer de sujet j'ai aussi trouvé une chambre à Roubaix pour l'année prochaine. Bon elle est pas hyper belle, on dirait une chambre d'hopital psychiatrique avec des fenêtre. D'ailleurs je partage douche toilettes et cuisine avec 6 autres personnes. Je suis dans un quartier qui craint, au 3ème étage (le dernier) de l'immeuble. Mais LE point positif, c'est que je suis pas loin de l'école, et que je le paye que 290€ par mois... et qu'il restait plus que ça sur Roubaix. Avec quelques poster et mon tapis que j'ai nettoyer tout à l'heure ça devrait le faire. Et puis il y a un meuble auquel je peux toucher dans ma chambre, une commode que je fais customiser un peu parce que jaune moisi c'est bof. J'ai pas de photo de "ça" parce que même si j'avais mon appareils dans mon sac j'ai absolument pas pensé sur le coup à le photographier. Mais comme j'y retourne en aout pour le meubler et le nettoyer vous en aurez :)
Voilou je crois que pour l'instant tout est dit, et ça fait déjà pas mal ;)
Allumez vos écouteurs.
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